Loi EGAlim. 20% de bio en resto-co, un objectif collectif

Loi EGAlim, quelles conséquences en restauration collective ?

Quels objectifs ?
1. Améliorer l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire, notamment en assurant la juste rémunération des agriculteurs.
2. Renforcer la qualité sanitaire, environnementale et nutritionnelle «de la production.
3. Permettre à chacun d’accéder à une alimentation saine, sûre et durable. Le gouvernement fait de la politique de l’alimentation un moteur de réduction des inégalités sociales.

Quel contexte ?
Le Plan National Nutrition Santé a pour vocation de garantir que l’alimentation permette d’améliorer la santé publique. En effet, depuis quelques années, la montée de l’obésité en France inquiète et induit de nombreuses pathologies. Le gouvernement s’est donc approprié depuis plus de 10 ans la qualité des repas servis en collectivités.
La qualité, plus que la quantité, est mise en avant dans les différentes recommandations destinées aux collectivités.

A qui s’adresse cette loi ?
A tous les restaurants collectifs publics.

Qu’y trouve-t-on ?
Approvisionnements
D’ici le 1er janvier 2022, 50% d’aliments et de qualité, 20% de produits bio ou en conversion.
Des objectifs intermédiaires sont ajoutés à celui de 50% d’ici 2022 : 10% en 2020 et 35% en 2021.
Les 20% de produits bio peuvent être inclus dans les produits de qualité car dans qualité, la loi EGAlim entend :
• Les produits sous signe officiel de qualité : les appellations d’origine (AOC, AOP), indication géographique (IGP), Label Rouge, Spécialité Traditionnelle Garantie (STG) et Agriculture Biologique
• Les produits issus de la pêche durable (écolabel)
• Les produits avec le logo « région ultra périphérique »
• Les produits issus d’exploitations avec des certificats environnementaux : « certification environnementale de niveau 2» jusqu’au 31 décembre 2029 et « Haute Valeur Environnementale » à compter du 1er janvier 2030
• Les produits avec un faible coût de cycle de vie, le calcul des externalités environnementales devant respecter le code de la commande publique
Ces pourcentages sont à calculer en valeur d’achats alimentaires sur une année civile.
Nutrition – offre alimentaire
Un repas végétarien hebdomadaire pour tous les restaurants scolaires à compter du 30 octobre 2019 et pour 2 ans : expérimentation qui permettra d’évaluer le gaspillage alimentaire et le coût.
Les collectivités servant plus de 200 couverts par jour en moyenne sur l’année doivent construire un plan pluri-annuel de diversification des protéines.
Environnement - Santé
• Pour le 1er janvier 2020 : fin des bouteilles plastique pour l’eau plate et arrêt des pailles, couverts, plateaux repas, saladiers, mélangeurs en plastique.
• D’ici le 1er janvier 2025 : arrêt de l’utilisation de contenants alimentaires (cuisson, réchauffe et service) en plastique pour les établissements scolaires et d’accueil d’enfants de moins de 6 ans.
Gaspillage alimentaire
Démarche à mettre en place dans toutes les collectivités pour lutter contre le gaspillage alimentaire et obligation d’un diagnostic partagé initial.


20% de produits Bio en restauration collective à vos marques, prêts, partez !

Le réseau bio a organisé une conférence de presse afin de rappeler son expertise et ses possibilités d'accompagnement des collectivités pour la mise en oeuvre de la loi EGAlim.

Retrouvez ici le dossier de presse.

L'article du Ouest France.

L'article du Télégramme.

Le reportage de France 3 Iroise - 19/20 du 29/04